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INSIDERS A L'ENTREPOT DE BORDEAUX
Le C.A.P.C. musée d'art contemporain et Arc en rêve s'associent pour créer l'exposition Insiders, dans le cadre d'Evento, première édition de l'événement artistique et urbain de Bordeaux. Insiders et Evento entrent en résonance autour de la thématique intime / collectif. La manifestation Insiders rassemble plus de 80 artistes, architectes et collectifs de tous horizons qui ont en commun des façons de déborder des limites de leurs disciplines.
Exposition du 9 octobre 2009 au 7 février 2010. L'Entrepôt, 7 rue Ferrière - 33000 Bordeaux. Tél.: +33 (0)5 56 00 81 50. Ouverture tous les jours sauf lundi et jours fériés de 11h à 18h, nocturne le mercredi jusqu'à 20h.

http://insiders-evento09.blogspot.com
Voir aussi : La collection Spacecraft

Insiders 2009 à l'Entrepôt Lainé (capc + arc en rêve). Vues de l'exposition © Mairie de Bordeaux Lysiane Gauthier

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Présentation de Michel Jacques, Claire Petetin, Éric Troussicot, Francine Fort commissaires pour arc en rêve centre d’architecture
Effectuée dans les champs de l’architecture et de la ville, la sélection des travaux présentés résulte d’une enquête, sur le dialogue, sur les influences et les porosités qui relient aujourd’hui les cultures savantes aux cultures « populaires ». Elle caractérise certes une époque marquée par l’inquiétude, saturée de références, tandis que prévalent des impératifs de prise de conscience et d’éthique environnementales. Incomplète mais néanmoins représentative, cette collection s’organise selon des axes sous-tendant ces préoccupations : célébrer, participer, recycler, transmettre. Elle montre que l’on peut construire différemment au moyen de savoir-faire alternatifs, en interrogeant le rapport entre pratiques professionnelles et amateurs et en renouvelant tant les modes d’action que les formes qui en résultent.
Comment le rapprochement de ces deux cultures – savante et populaire – généralement opposées, génère-t-il une remise en question de la discipline architecturale ? Cette dynamique d’échange permet-elle que l’architecture déborde de ses frontières, pour refondre ses pratiques, pour se mettre au service de modes de vie innovants, pour se solidariser avec les plus démunis,pour chercher de nouveaux territoires d’exercice, pour développer de nouveaux imaginaires?
Depuis quelques années, des architectes en nombre croissant développent des stratégies d’exercices qui constituent un nouveau répertoire pour la profession. Il est possible, dans cette génération spontanée, de lister des postures : celles qui se servent des technologies contemporainespour mieux réanimer l’artisanat ; celles qui cartographient les appropriations libres de la ville et l’architecture informelle pour mieux en comprendre les enjeux et les potentiels ; celles pour qui la construction est un outil d’enseignement ; celles puisant leur matière première dans les univers virtuels; celles qui font du recyclage, de la collecte et du détournement d’objets un réservoir d’idées ; celles autodidactes ayant choisi d’inventer leur propre légende architecturale ; enfin, celles qui font dérailler les certitudes, exploser les cadres institutionnels… tous renouvellent les usages pour tendre vers un idéal démocratique.
Nous avons choisi de mettre en avant ces travaux d’architectes qui affirment avec conviction la singularité de démarches non conventionnelles. Des architectes à la recherche de terrains de liberté et d’expérimentation, capables d’investir « des territoires sans qualités » et de transformer des situations marginales et précaires. Des architectes qui investissent l’espace public, si souvent confisqué, pour organiser et perpétuer des usages collectifs, des rites festifs et favoriser des temporalités aléatoires. Des architectes qui s’emparent des pratiques populaires, des modèles d’architecture spontanée. Des architectes qui renouent avec l’ornementation, avec le vernaculaire, avec l’artisanat. Des architectes, avec ou sans le titre officiel, mais faisant preuve néanmoins d’un nouvel engagement social et politique. Tous offrent autant de voies prospectives pour se frayer un chemin dans le monde qui se dessine afin de mieux l’habiter.
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Présentation de Charlotte Laubard, Yann Chateigné Tytelman, Émilie Renard commissaires pour le CAPC Christophe Kihm conseiller scientifique
Depuis les premières recherches de l’académie celtique en 1804, chargée de recueillir les traditions, coutumes, usages et les langages, suivies par l’introduction du terme par l’Anglais William Thoms en 1846, le folklore (de « folk », peuple, et « lore », savoir) n’a eu de cesse de constituer une alternative à un pouvoir central, en étant lié à la définition d’identités locales. Il apparaît comme le lieu d’un affrontement symbolique : les savoirs des peuples face au savoir d’une élite attachée à l’idée d’universalisme. Aussi l’exposition prend-elle acte d’un changement de civilisation au sein duquel les règles d’un ancien partage entre « culture dominante » et « contrecultures » ont évolué : travaillant en réseau à l’intérieur d’un système global, les pratiques folkloriques actuelles procèdent par appropriations et transformations, délocalisations et relocalisations, métissages et recyclages.
Les insiders sont les membres d’un collectif qui partagent un savoir et le transmettent selon certains codes précis. Par contraste avec une posture d’expert, l’insider a en main les matériaux bruts du contexte culturel auquel il appartient et qu’il peut légitimement observer ou représenter. Les circulations, les transformations et le partage de ces savoirs constituent autant de propositions nouvelles que cette exposition veut investir.
Pour comprendre ces pratiques, la méthode générale du projet Insiders se fonde sur le principe de l’enquête de terrain, à la manière des premiers folkloristes qui opéraient sur leurs propres territoires par observations et recensements. Afin d’actualiser ce champ d’investigation, de nombreux « observateurs-participants » (artistes, curateurs, collectionneurs, collectifs…), situés à divers endroits du monde, ont été conviés à partager leurs expériences.
Nous avons choisi d’aborder chacun des projets artistiques à partir des pratiques, usages et savoir-faire dont ils procèdent, répertoriant pour cela les catégories de gestes qui les qualifient : amplifier (augmenter, ajouter…), bricoler (faire soi-même, démonter et remonter, transformer, adapter, développer…), célébrer (commémorer, défiler, s’initier…), échanger (emprunter, troquer, recycler, détourner…), collecter (accumuler, entasser, collectionner, archiver…), jouer (concourir, participer, défier…), reprendre (reconstituer, rejouer, imiter, recopier, reconnecter…), transmettre (partager des savoirs immatériels, des codes culturels et identitaires…). Tous ces gestes sont reliés par une activité commune, la collecte, bénéficiant dans le cadre d’Insiders d’un statut privilégié. Cette dernière – consistant à sélectionner, rassembler, valoriser et préserver des unités dans un ensemble – traverse les pratiques folkloriques, artistiques, anthropologiques et muséographiques. Toutes les propositions retenues dans l’exposition reposent sur un recueil d’objets, d’informations, d’événements singuliers, d’histoires mineures, dont les modes de restitution relèvent aussi bien de l’archivage sauvage, du film documentaire, du musée thématique que du récit et de l’action.
Face à l’extrême diversité de ces modes d’expression, l’exposition se refuse à toute synthèse pour tenter une forme plus hétérogène, entre ordre et désordre, à la manière d’un récit choral. |
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Avec la participation de : 2012 Architecten avec Cornelia Lauf, 4 Taxis, KimAdams, Anonymes, Cory Arcangel, Vladimir Arkhipov, Bertille Bak, Ball & Nogues Studio, Leah Beeferman, Patrick Bouchain, Alexander Brodsky, Patrice Caillet, Jean-Marc Chapoulie + Denis Savary, Raimond Chaves (performance) avec Inti Guerrero, Cybermohalla avec Cédric Vincent, Calin Dan, Burning Man Festival, Stefan Canham + Rufina Wu, Crimsons Architectural Historians, Burö Detours, Daniel Dewar & Grégory Gicquel + Mick Peter, Jeremy Deller, La demeure du chaos / Thierry Ehrmann, Stephane Doesinger, Jimmie Duhram, El Ultimo Grito, EqA, Ruth Ewan, Fashion Architecture Taste, Peter Fattinger + Design-Build, Cao Fei, Peter Fischli & David Weiss, Freistilmuseum avec Tiphanie Blanc, Terunobu Fujimori, Anna Galtarossa & Daniel Gonzalez, Dionisio Gonzalez, Gramazio & Kohler, Richard Greaves, Peter Haimerl, Helen & Hard, Anna Heringer, HildunK, Interbreeding Field, Pierre Joseph, Alan Kane, Igloo Media / Kastello, Palaces of the Roma in Romania, Mike Kelley, Le Vilain, Laurent Legall, Jacques Loeuille, Abu Bakarr Mansaray, Joseph Marzolla / Dona Kossy & Kooks Museum, Asier Mendizabal, Mathieu Mercier, MMW, Christodoulos Panayiotou, Gael Peltier, Nikolay Polissky, Marjetica Potrc, Arne Quinze, Raumlabor, Pedro G. Romero / Archivo F.X., Adelfo Scaranello, Janet Lee Scott / Papiers funéraires, Dubravka Sekulic & Ivan Kucina, Jim Shaw, SPEEDISM, Sitesize, Brad Templeton, Suzanne Treister, Oscar Tuazon, Marcel Türkowski, Viljoen & Bohn, Kaï Vockler + Archis Interventions, Mario Ybarra jr., Andrea Zittel… |
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Quelques exemples à découvrir dans les pages suivantes :
Projets Insiders page 1
Projets Insiders page 2
Projets Insiders page 3
Projets Insiders, Ball & Nogues
Projets Insiders, Büro Detours |

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