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ESPECES D'HYBRIDES
Communiqué de presse
Avec des oeuvres de Guillaume Constantin, Vincent Ganivet, Laurent Perbos, Guillaume Poulain, Aurore Valade

Les oeuvres réunies dans cette exposition singent ou évoquent des formes de la nature - végétaux, minéraux - tout en employant des matériaux industriels principalement utilisés dans des usages quotidiens. La manifestation concrète et physique de cette idée de rencontre entre la nature et l'industriel se matérialise dans le terrain vague, sorte de no man's land où subsistent de façon éparse les restes d'un monde industriel; abandonné par l'homme, et où la nature reprend progressivement ses droits.
Laurent Perbos, Souche, 2007. Tuyaux d'arrosage en PVC ©Laurent Perbos, Courtoise 40mcube
La manifestation concrète et physique de cette idée de rencontre entre «la nature» et «l'industriel» se matérialise dans le terrain vague, sorte de no man's land où subsistent de façon éparse les restes d'un monde industriel, abandonné par l'homme, et où la nature reprend progressivement ses droits. C'est dans ce genre d'endroit que l'on trouve par exemple du plastique, du polystyrène, du béton, tout comme une pratique particulièrement urbaine, le graffiti.
Dans cette exposition, les formes et les matières se contredisent. Ainsi les Souches (2008) de Laurent Perbos utilisent le plastique coloré des tuyaux d'arrosage tandis que La bille (2005) de Guillaume Poulain représente un tronc d'arbre débité en plusieurs plaques de polystyrène. Guillaume Constantin présente Don't Let the Light Escape (2007), un rocher en polyéthylène (matière plastique la plus employée dans les emballages) conçu spécifiquement pour être taggé (et ici graffé par Shuck2) comme le sont ceux qui délimitent les parkings.
Quant aux photographies d'Aurore Valade, elles constituent un inventaire de plantes grasses provenant d'un jardin botanique abandonné. A l'instar de certains troncs d'arbres que l'on trouve dans les parcs, ces plantes sont gravées de prénoms, de dessins et d'insultes variés. Enfin, le bloc de béton vibrant Concrete Stone (2009) de Vincent Ganivet apparaît comme un vestige de construction, une ruine contemporaine.
Réunies dans un même espace ces oeuvres paradoxales constituent un paysage artificiel. L'exposition aborde l'inépuisable question de l'intervention de l'homme sur la nature et de la nature sur l'homme. Mais c'est finalement celle de la trace qui se pose ici, et plus particulièrement la trace de l'artiste sur son environnement.
Exposition du 23 janvier au 27 février 2010. 40mcube, 48 avenue Sergent Maginot - 35000 Rennes. Tél. +33 (0)2 90 09 64 11. Ouverture du mardi au samedi de 14h à 18h.
Espèces d’hybrides est une série d’expositions comprenant les expositions monographiques de Samir Mougas (printemps 2009), Lina Jabbour (automne 2009), Emmanuelle Lainé (avril 2010), Stéphanie Cherpin (automne 2010) et une exposition collective réalisée en collaboration avec Buy-Selff Art Club (Marseille). Espèces d'hybrides regroupe des artistes qui créent des objets issus de croisements binaires ou multiples entre des éléments de nature différente. Enfin Espèces d'hybrides fait référence à Georges Perec et à ses Espèces d’espaces, dans sa manière de lister et d’énumérer les choses, de considérer le plus petit comme le plus grand, sans scientificité mais avec l’ingéniosité et toute la liberté de la littérature.
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