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EDENS ? FESTIVAL PHOTO PEUPLES & NATURE DE LA GACILLY
Créé en 2004 par Jacques Roger, passionné d'art photographique et entrepreneur particulièrement attentif à la protection de la nature, le Festival Photo Peuples & Nature de La Gacilly a ouvert les portes de sa sixième édition le soir de la journée mondiale de l'environnement, le 5 juin 2009. Ce même soir a été projeté comme sur de nombreuses chaînes de télévision le film Home de Yann Arthus-Bertrand dont des photos inédites sont exposées durant toute la durée du festival (voir galerie de l'Aff).
Accessible à tous, entièrement gratuit, ce festival transforme une nouvelle fois le village breton de 2400 habitants en véritable galerie d'art en plein air. 200 clichés grand format y sont présentés sans interruption pendant quatre mois à travers 700 m² d'exposition au grand air. 200 000 visiteurs y sont attendus.
Edens ?
Une programmation actuelle pour s'interroger sur l'abondance et la raréfaction des richesses du monde. Auguste Coudray, président, et Cyril Drouhet, commissaire de l'exposition, ont opté pour une programmation en prise directe avec les questionnements d'aujourd'hui et de demain sur les ressources de la nature et sur l'usage raisonné que l'humanité doit imaginer pour sauvegarder l'immense richesse que sa planète lui offre...

  
Extraits du texte de Cyril Drouhet, commissaire de l'exposition du Festival Photo Peuples & Nature
"Cette année, le Festival de la Gacilly a souhaité inviter des photographes-reporters dont les travaux témoignent de cet équilibre précaire, Yann Arthus-Bertrand, que l'on ne présente plus, exposera des photos inédites tirées de son film-événement Home sur l'état de la planète. Christian Ziegler, lui, a travaillé trois longues années sur l'étude de trois forêts primaires inviolées pour montrer au grand public la richesse de notre biodiversité.
Le magazine Géo nous fera l'honneur de fêter ses 30 ans en Bretagne avec une exposition sur les déserts, fascinants mais redoutables car en pleine expansion au cours de ces trois dernières décennies.
Et pour montrer l'étroite imbrication des peuples et de la nature, Laurent Weyl nous emporte au Bangladesh chez ces hommes qui se sont organisés malgré les dérèglements climatiques ; Alex Mac Lean nous prouve par ses images aériennes toute l'absurdité du système écologique américain ; Eric Tournevet nous interpelle, avec son tour du monde, sur la fin de la société des abeilles ; Matthieu Pélet nous emmène chez des nomades afghans oubliés du monde ; Pierre de Vallombreuse a, lui, suivi l'exode des Bhils, cette ethnie indienne qui a quitté ses terres luxuriantes pour un monde condamné et appauvri. Enfin un hommage tout particulier sera rendu à l'un des pères de la photographie contemporaine, George Rodger, avec un témoignage unique sur mes tribus africaines des années 50. Et la photographe italienne Giorgia Fiorio nous révèle par un essai de toute beauté que le Don reste la plus belle offrande faite par l'humanité à la nature.
Sans oublier que sur ces terres d'ici, au coeur du Morbihan, des hommes et des femmes s'engagent au quotidien pour défendre notre nature mise à mal. Axelle de Russé les a rencontrés.
Alors, doit-on rester optimistes ? La réponse est incontestablement oui. Les insuffisances de la déréglementation financière ont conduit à la crise financière. Evitons de faire la même erreur en ce qui concerne notre planète. Profitons de ces temps d'abondance, qui iront en se raréfiant, en gardant bien à l'esprit que nous sommes responsables du futur qui germe dès maintenant. Il n'appartient qu'à nous de créer des lendemains où nos enfants vivront paisibles et dignes."
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